mardi 24 novembre 2020

émois et mois (et moi)

 

Le 13 octobre, je vous annonçais que je chamboulais mon programme pour un projet qui me ferait mouiller ma chemise * si vous voulez savoir pourquoi j’ai transpiré, lisez la suite (parce que la première moitié de cet article, c’est la partie sérieuse)

Aujourd’hui, ce projet est arrivé à son terme et je suis heureuse de vous présenter le recueil de nouvelles Émois et mois


 

Le but de ce recueil est de réunir des fonds pour une association qui vient en aide aux femmes en France. Pour en savoir plus :

https://myriamsupplicy.blogspot.com/2020/11/un-recueil-pour-une-bonne-oeuvre.html

 

Que se cache-t-il derrière ce titre ?

12 nouvelles écrites par 12 écrivain/es (dont moi). Une seule contrainte : glisser dans son texte le nom d’un mois, attribué par tirage au sort. **Enfin ça, c’était ce qui était prévu au début…

L’avantage d’un recueil de nouvelles, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. La preuve ?

Janvier est un conte, Février une chanson, Mars un pèlerinage, Avril une fresque écolo futuriste, Mai un passage dans un univers SF fantasy, Juin un petit saut de New York à Kigali.
Juillet nous réserve des vacances extraordinaires, Août offre un point de vue particulier. Septembre nous emmène en Argentine, alors qu’Octobre apparaît comme le mois parfait pour se marier. Novembre suit un petit garçon orphelin de père et Décembre accompagne une dame âgée.

En découvrant ces textes, j’ai été émue jusqu’aux larmes à deux reprises et horrifiée une seule fois. La magie de deux textes m’a emballée et j’ai redécouvert deux plumes connues sous un angle différent qui me plaisent encore plus.

J’ai eu plusieurs coups de cœur pour des auteur(e)s. J’ai d’ailleurs déjà commencé à remplir ma liseuse de leurs œuvres. Et je n’hésiterai pas à leur faire de la pub ici.

 

*Alors pourquoi ai-je particulièrement mouillé ma chemise ?

Au début, nous étions vingt-cinq ou vingt-six auteurs. Tous prêts à fournir un texte pour la pré-sélection qui donnerait naissance à ce recueil. Il y avait au moins deux écrivains par mois, voire même trois.

Début octobre, le projet rencontrait des difficultés : des désistements, des retards, du découragement qui a failli mettre le recueil en péril.

Sauf que nous avions un objectif important : soutenir une association qui vient en aide aux femmes par l’intégration, l’alphabétisation et la culture. Nous étions nombreux à vouloir poursuivre cet engagement jusqu’à la réalisation du livre.

**En tout cas, suffisamment nombreux pour continuer. 12 ! Juste le chiffre qu’il fallait pour compléter nos mois de nouvelles. Mais évidemment, ceux qui restaient n’était pas parfaitement réparti sur l’année. Par exemple, nous avions trois textes pour août et aucun pour février.

Il fallait réorganiser tout cela. Alors j’ai pris le rôle de l’emmerdeuse qui ronchonne quand les délais ne sont pas respectés, qui refuse des textes qui ne conviennent pas et qui obtient, in extrémis, un douzième texte de qualité le 16 novembre.

 

Je me rappelle d’un message envoyé quand je tâtais encore le terrain pour voir s’il y avait assez d’auteurs qui participeraient.

Attendez, je vais le retrouver !

10 octobre 2020 :

« Je ne suis personne, je veux juste finaliser le projet. Regrouper les textes, les mettre en page et passer du temps sur Kdp » (= l’outils d’autoédition d’Amazon)

(Et j’y ai passé du temps sur Kdp… merci à mon ange gardien d’être venue me sauver)

 

Créer un livre à 12

L’écriture, c’est du gâteau (sinon, pourquoi nous écririons ?) Sortir un livre, c’est du boulot. Relecture, corrections, re-relecture, élimination des répétitions, corrections, relecture, validation, mise en page. Ouf ! (Chaque texte a été relu par 3 paires d’yeux minimum).

En parallèle, nous avons créé les communs : le titre, la préface, la 4e de couverture et la couverture qui convienne à 12 personnes (qui n’ont évidemment pas la même idée en tête).

Je me souviens aussi du jour où il a fallu trouver un titre. Je tremblais en soumettant les suggestions au vote. J’imaginais déjà dix voix éparses. En quelques minutes, 11 votants avaient choisi Émois et mois

La couverture a suscité plus de débats : les anti-saisons, les anti-couleurs vives, les hors-sujet, … je crois pouvoir dire que nous avons ramé. Jusqu’au coup de génie d’un auteur qui, en relisant un des textes, a trouvé l’idée : la toile d’araignée ! Et il a même fourni la photo. C’était parfait, car dans toutes les nouvelles, il y avait soit un côté nature, soit un côté « pris au piège ». 


 

Une belle équipe

Voilà, tout ça pour dire que j’ai vécu/ nous avons vécu une aventure humaine extraordinaire. Même si je savais déjà qu’être écrivain(e) ne rime pas avec solitude, mais provoque souvent de belles rencontres (principalement virtuelles), de l’entraide et de la solidarité.

 

Et voici le générique :

 

Nathalie Antien

Didier Betmalle

Jo Frehel

Kurt Fidlers

Louise Morens

Myriam Supplicy

Nathalie Brunal

Angeline Monceaux

Marie Meyel

Maëva Feret

Isabelle-Marie d’Angèle

David Lerenard

 

En plus des auteur(e)s, il y a dans cette liste : des reliseurs / reliseuses, des spécialistes en suppression de répétitions, des spécialistes de concordance des temps, des soutiens moraux, des photographes, des artistes, des écrivains souples, des forces de proposition, des maîtres du marketing et une chargée de communication avec l’association.

Nous avons réuni nos compétences pour votre plaisir !

mercredi 18 novembre 2020

Un recueil pour une bonne oeuvre

 

Le recueil de nouvelles, écrites par 12 écrivainEs différentEs (y compris moi), sortira le 1er décembre
 
Et les revenus générés la vente de notre recueil de nouvelles ira à l'Association PLURIEL.

J'ai envie de partager avec vous un extrait de leur présentation, qui figurera dans le livre :


 
L’Association PLURIEL s’est fixé pour but d’aider les femmes immigrées à s’intégrer dans la société française par :
• L’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des bases du calcul pour les femmes ayant été peu ou pas scolarisées dans leur pays d’origine.
• L’apprentissage de la langue française pour celles qui ont été scolarisées.
• Pour toutes, les codes de notre société.

Nous avons également souhaité faire de notre petite Association un lieu d’accueil et d’écoute. Sans nous substituer aux services sociaux, nous essayons toujours de diriger les femmes vers la bonne personne :
• Dans les démarches administratives.
• Pour la scolarité de leurs enfants.
• Pour la santé de la famille.
• Pour leurs recherches d’emploi.
Des sorties régulières au musée et au théâtre, préparées en cours et discutées ensuite, participent à l’ouverture à la culture.
 


 
J'avais commencé à vous parler de ce projet le 2 novembre, ici :

Projet pour novembre

 

Et si vous voulez savoir pourquoi je me suis investie pour cette cause, c'est parce que l'éducation, l'alphabétisation sont importantes pour moi, et je l'avais déjà proclamé sur ce blog :
 

Le féminisme le combat auteure autrice







 

 

 








lundi 16 novembre 2020

Le Facteur et les Rennes Magiques du Père Noël, de Marie Meyel

⚠ LECTURE POUR ENFANTS, MAIS AUSSI DES ROMANS POUR LES GRANDS ⚠


L’année passée, un petit lutin avait apporté à mes cobayes un livre de Noël.

Je n’avais pas eu le temps de le lire : mon Cobaye de 8 ans (à l’époque) l’avait immédiatement monopolisé et j’en avait perdu la trace pendant plusieurs mois.

Les fêtes se rapprochant, je souhaitais lire des histoires de circonstances avec Mini-Cobaye (5 ans et demi actuellement). En repensant au vif succès que ce petit bouquin avait remporté auprès de Moyen-Cobaye, j’ai lancé une expédition pour retrouver Le Facteur et les Rennes Magiques du Père Noël.

Mission accomplie en moins de deux minutes chrono ! Tout ce petit monde était rangé dans la bibliothèque de sa chambre.

Je ne croyais pas si bien dire !

L’histoire

Deux rennes débutants sont chargés de ramener les lettres de tous les enfants au Père Noël, mais hélas ils se perdent en route. Heureusement, ils peuvent compter sur l’aide du Facteur !


Mon avis

J’ai adoré les deux côtés de ce conte : le côté pragmatique et la part de magie.

D’une part, l’autrice nous dévoile l’organisation chronométrée et les tâches de chacun pour les préparatifs pour la nuit de Noël. Et de l’autre, elle saupoudre son récit de formules magiques, de passages secrets et de licornes, qui font briller les yeux des enfants.

Et les cobayes ?

De l’expérience de notre famille, je recommande cette lecture dès 8 ans

Cela manquait d’illustration pour captiver Mini-Cobaye. (On retentera notre chance l’an prochain).

 

Pour les adultes :

Marie Meyel a déjà publié plusieurs romans et un recueil de nouvelles. J’ai eu le plaisir de découvrir d’abord sa plume en tant que lectrice de plus de 25 ans (un tout petit peu plus que 25 ans, hum ! 😉)

Pour connaître mon avis sur l'un de ses romans :

https://myriamsupplicy.blogspot.com/2019/12/je-nai-pas-dattirance-pour-toi-de-marie.html

 

Où découvrir toutes les œuvres de Marie Meyel ?

https://marie-meyel.fr/

Et si vous ne boycottez pas le géant de la distribution :

https://amzn.to/2IuXT7z

lundi 9 novembre 2020

Raymond Devos fêterait aujourd'hui ses 98 ans

Scoop du jour : Nous sommes le 9 novembre 2020. 

 


Il y a 98 ans naissait un maître de la langue française, le roi des jeux de mots : Raymond Devos. 

 


Mon papa me l'avait fait découvrir, lors de nos vacances en Belgique. J'avais 15 ans. Je regardais L'avare avec Louis De Funès avec passion. Mon papa saturait des phrases alambiquées de Molière et a fini par zapper. Il est tombé sur le sketch du Savoir choir. Déjà amoureuse des mots, j'ai accroché. 


 

Il est décédé le jour de mon 27e anniversaire.😢


Pour marquer le 98ème anniversaire de sa naissance, je vous propose le texte de La dernière heure.
Parce qu'à l'âge que j'ai actuellement, les blagues sur les belles-mères me font rire.
Vous trouverez un lien pour l'écouter en bas de l'article.

 

La dernière heure

Figurez-vous qu'il y a quelques jours, on sonne à la porte de la maison. C'était ma belle-mère... 

Elle me dit :
- Je sens que ma dernière heure est arrivée, je voudrais la passer chez vous.

Moi, je me dis "Une heure, c'est vite passé..."
Je lui dis :
- Entrez, belle-maman.

Pauvre belle-maman. Je dois dire que j'aurais passé une partie de ma vie à la semer. Je l'ai semée partout. Je l'ai semée sur un quai de gare, dans la foule... Je l'ai même semée dans un champ, sans jeu de mots ! Alors, en l'accueillant, je ne faisais que récolter ce que j'avais semé.

Bref, je lui dis :
- Entrez, belle-maman, installez-vous !

Une heure se passe. Rien ! Je lui dis :
- Belle-maman, l'heure tourne.

 Elle me dit :
- Vous êtes pressé ?

Je lui dis :
- Moi, non ! Mais vous... Vous allez vous mettre en retard !
- Oh, elle me dit, je ne suis pas à une seconde près !  

Elle chausse ses lunettes et elle se met à lire les nouvelles de dernière heure. Alors là, je lui dis :
- Belle-maman, ce n'est pas très honnête, ce que vous faites ! Quand on a convenu d'une heure, on s'y tient !  

C'est vrai ! D'autant que je croyais que sa dernière heure, elle ferait soixante minutes, une durée normale, quoi ! Tandis que là, elle n'en finissait plus, sa dernière heure ! 

D'autant qu'elle me dit :
-Qu'est-ce qu'on joue ce soir à la télé ?

Je lui dis :
- Les cinq dernières minutes, belle-maman !

Elle me dit :
- Oh, c'est plus qu'il ne m'en faut ! 

Et elle s'installe devant le poste. Quand elle a vu que c'était l'histoire d'un monsieur qui essayait de semer sa belle-mère, elle me dit :
- J'ai déjà vu le film. D'ailleurs, il est temps de passer de l'autre coté !

Je lui dis :
- Voila une sage résolution, belle-maman ! Faites ! Passez donc ! 

Et elle est passée dans la chambre d'à-côté. Depuis, on en est là... On ne sait plus sur quel pied danser. De temps en temps, on allume des bougies pour créer l'atmosphère, pour inciter au recueillement.

Dans ces moments-là, vous vous surprenez à marmonner des phrases ambiguës :
- Tiens ? Il y en a une qui ne va pas tarder à s'éteindre. Forcement, cela fait plus d'une heure qu'elle se consume.

Alors, les heures passent. Onze heures :
- Vous prendrez bien un bouillon, belle-maman ? Non ? 

Une heure plus tard :
- Et un bain de minuit, bien glac... Non ?
- Non, mais je fumerais bien une cigarette, la dernière !
- Va chercher le paquet !

Et tout le paquet y est passé. De plus, elle ironise :
- Oh, je ne sais même plus où mettre mes cendres.

Forcément, le cendrier est plein ! Je n'ose pas le vider. On va encore dire que j'essaie de semer ma belle-mère !

 

La dernière heure, de et par Raymond Devos

samedi 7 novembre 2020

NaNoWriMo Novembre 2020

Si vous ne savez pas ce qu'est le NaNoWriMo, suivez le lien ci-dessous :
https://myriamsupplicy.blogspot.com/2019/06/nanowrimo-ete-et-pause-estivale.html

 

Écrire 50'000 mots en un mois, c'est le défi que de nombreux auteurs tentent de relever en ce mois de novembre.

Et j'en fais partie.

J'ai pris pas mal de retard, mais je suis sûre de le rattraper...

Parce qu'il y a des passages qui coincent, mais une fois l'obstacle franchi, les mots couleront tout seul. 

 






 

Je travaille sur 2 projets simultanément.

En alternant relecture et écriture, je suis convaincue de garder ma motivation et de maintenir le rythme pour atteindre mon objectif (et surtout de tenir mon engagement auprès du collectif d'auteurEs, en respectant la date promise de publication de notre recueil de nouvelles).


Statistiques des sessions NaNoWriMo précédentes :

https://myriamsupplicy.blogspot.com/2020/08/bilan-du-nanowrimo.html

https://myriamsupplicy.blogspot.com/2019/12/bilan-du-nanorwrimo-2019.html